Stati Uniti, Cina e Russia rafforzano le loro capacità di guerra informatica

In pochi anni la Guerra dell'Informazione, che può essere impropriamente tradotta come Campi di Battaglia dell'Informazione, si è affermata come uno dei maggiori soggetti all'interno delle grandi potenze militari mondiali, che ad essa si dedicano ogni anno. Tre paesi in particolare, gli Stati Uniti da un lato, e la Cina e la Russia dall'altro, hanno integrato questo nuovo campo di battaglia nel cuore stesso delle loro nuove dottrine militari, al punto da integrare unità combattenti di specialisti in questo campo, e conferire così alle loro forze nuove capacità operative che, potenzialmente, possono rivelarsi come o anche più efficaci di un reggimento di carri armati pesanti, o di uno squadrone di cacciabombardieri.

Cos'è Information Warfare, o IW? Riguarda l'insieme di tecniche e capacità che possono indurre l'avversario a prendere decisioni controproducenti sulla base di informazioni incomplete ed errate. Ciò può essere, ad esempio, l'alterazione della precisione del segnale GPS dell'avversario per indurlo a mirare a bersagli cattivi, un intenso jamming per privarlo delle sue capacità di comunicazione, o un'azione di ingegneria sociale per creare instabilità o persino una minaccia sociale o economica forzante per alterare il suo processo decisionale. Infatti, le unità specializzate in questo campo includono specialisti in guerra elettronica, nonché hacker informatici e specialisti in comunicazione digitale e psicologia cognitiva.

Il famoso "Ghost Army" giocò un ruolo di primo piano nel successo dell'Operazione Fortitude del 1944, che portò i tedeschi ad acquisire la certezza che gli sbarchi alleati sarebbero avvenuti nel Pas de Calais e non in Normandia.

Il campo non è, in senso stretto, nuovo. Così, i commandos brandeburghesi del generale Canaris che si sono evoluti nell'uniforme della polizia militare americana durante la Battaglia delle Ardenne per dirigere i rinforzi americani nella direzione sbagliata, hanno giocato un ruolo importante all'inizio di questa battaglia, anche se alla fine , l'azione si è rivelata un fallimento. D'altra parte, l'operazione alleata Fortitude, che portò lo stato maggiore tedesco ad essere certo che lo sbarco in Normandia fosse solo un diversivo e che lo sbarco principale sarebbe avvenuto nel Pas-de-Calais, immobilizzando diversi Panzer per diversi giorni. nel frattempo, mostra quanto possano essere efficaci e persino strategici il controllo delle informazioni e la guerra delle informazioni. Questo è stato anche il caso dell'iniziativa di difesa strategica americana o "Star Wars" annunciata dal presidente Reagan, che ha portato l'Unione Sovietica ad aumentare notevolmente il suo sforzo di difesa oltre il sostenibile (si parla del 30% del PIL).), E ha giocato un ruolo decisivo nel crollo del blocco sovietico pochi anni dopo, quando, di fatto, non era mai esistito.

Or, si l’Information Warfare disposait déjà dans les années 40 et les années 80 d’une efficacité importante, celle-ci est devenue une véritable capacité de rupture désormais, alors que toute l’activité d’un pays, qu’elle soit militaire, economique et sociale, est controlée par des systèmes d’information très largement connectés, et que la résilience des sociétés s’est, elle, grandement amoindrie, après des décennies de paix et de confort considérés dès lors comme inamovibles. De fait, désormais, le contrôle et la manipulation de l’information, au sens large du terme, représente une arme à part entière, pouvant s’avérer décisive aussi bien du point de vue tactique que stratégique, d’une manière offensive comme défensive, en première intention comme en riposte.

La Strategic Defense Initiative, ou IDS, a été l’une des opérations d’Information Warfare ayant atteint des objectifs stratégiques les plus importants

La Chine a été la première à intégrer structurellement cette capacité dans son organigramme militaire. A l’occasion de la reforme de 2015 qui vit les 7 régions militaires à visée essentiellement défensive céder la place à 5 zones militaires disposant de capacités de projection, chacune des zones se vit doter d’une structure propre dédiée à l’Information Warfare. En outre, chaque commandant de zone dispose désormais d’une grande latitude pour organiser la répartition de ses capacités d’IW au sein de son dispositif, soit en répartissant les capacités au sein des unités, soit en rassemblant celles-ci en une ou plusieurs unités spécialisées. Les forces navales et aériennes étant intégrées aux Zones Militaires sous la forme d’un encadrement matriciel, elles peuvent elles aussi participer à cette mission, ou en bénéficier, dans un effort visant à optimiser l’engagement coopératif sous tous ses aspects. L’IW est intégré, depuis 2019, directement dans la doctrine militaire de l’APL. La nature de cette implication reste pour l’heure encore floue, mais elle semble s’articuler autour des engagements dits de « zones grises », à savoir en situation de tensions et de crises, mais en amont d’un engagement militaire armé.

Si les Etats-Unis avaient, quant à eux, depuis longtemps des unités spécialisées dans le domaine de la guerre électronique ou du cyber warfare, la prise en compte de l’Information Warfare est toutefois beaucoup plus récente, et remonte à la prise de conscience du défi que représentaient désormais Pékin et Moscou en 2018. La réaction des armées US a cependant été rapide et pour le moins volontaire, puisqu’il n’aura fallu que 3 ans pour que les premières unités d’information Warfare participent à des exercices suffisamment importants pour faire l’objet de communication officielle. Ainsi, cette semaine, l’US Air Force a lancé son premier exercice d’information Warfare dans le désert du Nouveau-Mexique, auquel participe le 67ème Cyberspace Squadron. L’exercice permettra de tester une dizaine de « Proof of Concept » quant aux méthodes et capacités opérationnelles dont dispose l’unité. En octobre 2020, c’était le 915ème Cyberwarfare bataillon de l’US Army qui participait à son premier exercice dans le but d’expérimenter les technologies de guerre électronique, de cyber warfare et d’information warfare en soutien d’une brigade au combat.

La Russie dispose de nombreuses capacités dans le domaine cyber et de guerre électronique, notamment dans le domaine du Spoofing du signal GPS, qui induit une dérive de la position captée par les récepteurs

La Russie a, dans ce domaine, eu un rôle de pionnière, puisque déjà durant la campagne du Donbass en 2014, au sujet de laquelle, rappelons le, Moscou dément toute implication, les unités de guerre électronique et d’information warfare russes avaient pris le contrôle des ondes sur l’ensemble du théâtre, privant les adversaires ukrainiens d’un bon nombre de leurs communications, et allant jusqu’à pirater le réseau téléphonique pour envoyer des SMS démoralisant directement aux soldats ukrainiens présents sur la ligne de front. Dans le même temps, les médias russes comme Russia Today et Sputnik participèrent, avec d’intenses campagnes sur les réseaux sociaux, à altérer le soutien occidental à Kiev. L’implication des capacités de Social Warfare russes a depuis été mis en évidence à plusieurs reprises, notamment lors de campagnes électorales en occident, en vue de soutenir des candidats perçus comme plus favorables à Moscou.

De toute évidence, l’Information Warfare est désormais devenue une composante à part entière de la guerre moderne, et certains pays se sont emparés du sujet pour devenir les champions de ce domaine. Ce n’est, malheureusement, pas le cas des européens, pour qui l’IW ne semblent pas représenter une priorité, et ce alors même que de nombreux exemples récents, qu’il s’agisse de la mobilisation des opinions publiques issues de la diaspora turque en Europe par le président Erdogan, les actions d’infiltration des services gouvernementaux américains par des failles de securité cyber, ou les opérations de manipulation d’une partie de l’opinion publique sur les réseaux sociaux par la Russie ou la Chine, montrent à quel point le vieux continent et particulièrement vulnérable à ce type de menace. Certes, français, allemands ou encore britanniques ont développé des réponses en matière de risque cyber, et commencent timidement à s’engager à nouveau sur le spectre électromagnétique, mais la notion d’Information Warfare, au sens large, leur reste étrangère, arc-boutés sur la protection de la liberté d’expression, et encouragés en cela par ces mêmes pays qui, eux, utilisent intensément l’IW pour justement priver leurs adversaires potentiels de cette capacité.

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